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Désengorgement de Kinshasa: Kitoko, nouvelle ville en perspective

La République Démocratique du Congo s’est engagée, avec l’Egypte, dans un processus de développement d’une nouvelle ville, baptisée « Kitoko, nouvelle ville», conçue par le groupe ATEPA. Ce projet répond à un diagnostic accablant sur la Capitale dont il va, à terme, accroitre l’attractivité.

Avec ses 9.861 km2, la ville province de Kinshasa, construite depuis l’époque coloniale pour abriter environ 500.000 personnes, a subi une explosion démographique du fait de l’exode rural. Principalement, sa population est passée à 12.000.000 d’habitants, concentrés sur moins de 40% de l’espace total ; les maisons sont construites sans aucun aménagement urbain, laissant d’énormes espaces inhabités à la sortie de la ville vers l’Est et l’Ouest.

Il était impérieux de désengorger la ville de Kinshasa, en créant une ville nouvelle, moderne et intégrée disposant de toutes les structures de base. Un prestataire égyptien en assurera la réalisation.

Cette volonté s’inscrit dans la vision du Chef de l’Etat de doter le pays d’une nouvelle politique nationale d’urbanisme et de construction. Il s’appuya sur Pius Muabilu qu’il plaça à la tête du ministère de l’Urbanisme et Habitat. Ce dernier est réputé dynamique et efficace. Il avait des idées claires pour imposer à l’ensemble du pays une politique d’urbanisme unique et moderne, adaptée à l’évolution technologique.

C’est ainsi qu’il exhuma le SOSAK (Schéma d’Orientation Stratégique pour l’aménagement de la ville province de Kinshasa), réalisé en 2013, mais dont aucun de ses prédécesseurs, à ce portefeuille, n’a fait usage. Ce document est d’une importance cruciale : il a défini les orientations stratégiques du développement spatial de la Capitale. Pius Muabilu soutint, dans la même lancée, l’élaboration, par les experts de son ministère, du BEAU (Bureau d’études d’architecture et d’urbanisme) et de ISAU (Institut supérieur d’architecture et urbanisme), des plans urbains de référence pour les villes de Goma, Bukavu, Matadi et Kikwit; il effectua des voyages à Dakar et à Abou Dhabi afin de s’inspirer des expériences de ces pays en matière de conception de nouvelles cités et d’aménagement planifié de leurs espaces.

C’est lui qui proposa au Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, la solution de désengorger la ville de Kinshasa, par la construction d’une nouvelle cité intégrée.

‘’Kitoko, nouvelle ville’’ s’étendra sur une superficie totale de 30.000 hectares, dont 20.000 hectares seront alloués à la première phase du projet, comprenant plusieurs zones urbaines de standard moderne et écologique.

La ville sera érigée à 40 km à l’Est de Kinshasa, à seulement 15 km de l’aéroport international de N’djili, entre le fleuve Congo et la rivière Nsele, au sud de Maluku et sera divisée en cinq (5) zones urbaines qui couvriront 20.000 hectares et une ceinture agricole de 10.000 hectares.

Les cinq zones urbaines seront aménagées de la manière suivante: La première sera constituée d’un centre financier, juridique, administratif et d’affaires ; la deuxième sera une zone de développement, axée sur l’évènementiel international, etc.; la troisième zone sera centrée sur l’économie, la connaissance et les services; la quatrième sera une zone urbaine où différentes catégories d’usagers peuvent coexister ; et la cinquième zone, dite ‘’cité de la diaspora’’ sera un projet de développement immobilier composé de 6.000 logements.

Le projet est réellement et rapidement réalisable en dépit de la situation des terres spoliées qui s’est accélérée ces dernières années dans le périmètre choisi. Une action forte du gouvernement permettra de récupérer régulièrement ces espaces et protéger définitivement les réserves foncières de la République.

“ Kitoko, nouvelle ville” aura un impact visible et immédiat sur l’économie, le social et sur l’attractivité de la ville de Kinshasa.



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