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Désignation du futur président de la CENI: Le spectre d’un désaccord plane

Dans les couloirs de discussions entre les confessions religieuses pour la désignation du successeur de Corneille Nangaa à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ça sent l’odeur du « désaccord ». Un peu du feuilleton Ronsard Malonda, où la CENCO et l’ECC avaient crié au scandale, jusqu’à soulever la population contre d’autres composantes, dont l’Eglise de Réveil du Congo (ERC). Cette dernière qui était accusée d’avoir été corrompue, et voilà aujourd’hui Sony Kafuta en a payé le prix ; son église vandalisée, et son poste de Représentant légal de l’ERC confié à Dodo Kamba.

Pour ce nouvel épisode où tout avait repris à zéro, c’est encore l’Eglise catholique qui monte les enchères ; drainant derrière elle les indécis de l’église protestante. Comme à l’ancienne formule, l’on fomente déjà des stratégies pour discréditer le nouveau représentant de l’ERC qui fait peur, semble-t-il. Certes Denis Kadima, le candidat de l’ERC est l’actuel favori, et la CENCO craint déjà le vote, puisque selon l’article 17 de leur charte, en cas de non consensus, c’est le « vote ». Ici les catholiques, qui brandissent toujours Cyrille Ebotoko d’une part, et les protestants Eale Bosela d’autre part, tremblent !

Ils veulent ainsi bloquer le processus de désignation du nouveau président de la CENI. Hélas, l’opinion qui est déjà avertie, ne se laissera pas distraire. L’échec envisagé par les clergés se détournera certainement contre eux ; et ce sera l’ « isolement ».

 

Aucune confession religieuse n’est plus grande que l’autre !

En dépit de ses nombreux fidèles, l’église catholique ne sait pas s’imposer face à d’autres confessions religieuses qui font bloc pour une issue favorable. Dans cette plateforme, aucune disposition ne tient compte de l’âge, ni de la grandeur d’une composante sur l’autre. Connaissant tout cela, les pères en soutane multiplient de campagnes contre Israël Dodo Kamba, utilisant certains jeunes activistes dont la capacité de mobilisation est minime, avec des arguments qui ne tiennent pas.

Ils fustigent le remplacement du Révérend Emmanuel Kazadi au secrétariat technique de la CIME, alors qu’il s’agit d’une affaire interne et qui ne concerne que l’ERC. Ces jeunes affirment en outre que le démon de la corruption refait surface parmi les religieux, oubliant qu’après la désignation de Ronsard Malonda, les catholiques avaient dans leur gibecière argumentaire la communauté internationale, leur principal bailleur de fonds pour cette matière.

L’image de la RDC ne sera pas ternie cette fois-ci, car l’humanité toute entière comprendra d’où l’on vient sur cette question ; la population également. Tout le monde voulait la révision de la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI par la représentation nationale ; chose faite, en dépit de quelques contestations balayées d’un revers de la main par le professeur André Mbata, président de la PAJ de l’Assemblée nationale.

Hier, ils ont combattu Sony Kafuta, aujourd’hui ils veulent s’en prendre à Dodo Kamba ; l’échec est prévisible ! Toutes les autres confessions religieuses (musulman, orthodoxe, kimbanguiste, armée du salut et églises indépendantes) ont compris qu’il n’y a ni petit, ni grand, et qu’il faut travailler pour l’intérêt commun. Et le peuple qui ne veut pas entendre parler du glissement, ne cédera pas à une quelconque manipulation visant à retarder les choses. 2023 c’est demain !



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